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Comment se passe le décollage d’un parapente ?

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Lucas

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Comment se passe le décollage d’un parapente ?
  • Un décollage réussi exige un terrain dégagé, un vent favorable et une préparation minutieuse du matériel (démêlage, sellette, casque).
  • Le gonflage « dos à la voile » est la méthode classique d’apprentissage. Plus technique, le « face à la voile » est privilégié par les pilotes expérimentés pour garder un œil sur l’aile.
  • En l’absence de dénivelé, le décollage peut s’effectuer en étant tracté par un treuil ou un véhicule motorisé, tel un cerf-volant, avant d’être largué à la bonne altitude.

Le parapente, qui se dispute la vedette du vol libre avec le deltaplane, a des codes de pratique spécifiques. Le décollage et l’atterrissage font appel à des techniques qui sont propres à chaque appareil évoluant dans les airs.

Petit focus sur les bases du décollage d’un parapente…

Les phases préparatoires au décollage du parapente

Plusieurs critères sont nécessaires avant d’amorcer un bon décollage du parapente. Le premier est un terrain bien dégagé, qui permet de courir afin de prendre la vitesse nécessaire pour monter dans les airs.

Le second paramètre incontournable est une météo favorable, avec un vent léger, mais suffisant. Ces deux conditions étant réunies, différentes étapes de préparation se succèdent :

  • Préparation de la voile : le démêlage sera facilité si on a pris le temps de bien la plier après le précédent vol ;
  • Installation dans la sellette ;
  • Check-list de sécurité : le casque fait partie des équipements indispensables ;
  • Gonflage de la voile : le pilote tire sur les élévateurs vers l’avant pour lever la voile au-dessus de sa tête afin de la placer en condition de voler.

Comment décolle-t-on en parapente ?

Le moment tant attendu est venu : le décollage ! Quand le parapente est à la verticale, le pilote fait demi-tour et court pour s’envoler. Il peut alors relâcher les élévateurs. Le gonflage de la voile peut se faire de trois façons : dos à la voile, face à la voile, ou bien tracté par un engin à moteur.

Décollage dos à la voile

Considérée comme la méthode classique, le gonflage dos à la voile est celui enseigné aux débutants. Tout d’abord, le pilote prend un frein ainsi que les élévateurs du bord d’attaque dans chaque main.
Il commence ensuite à avancer dans la pente en se penchant en avant, faisant gonfler et monter l’aile. Un peu avant que celle-ci ne soit au-dessus de sa tête, il lâche les élévateurs.

Vient ensuite la phase de temporisation : l’aile étant au-dessus de sa tête, il la ralentit avec les freins afin qu’elle ne le dépasse pas. Le pilote se met alors à courir en faisant de grands pas. En atteignant environ 30 km/h, l’aile supporte alors son poids et le pilote se met à décoller. Il peut alors se mettre en position assise et profiter de son vol.

À savoir : le décollage dos au parapente, bien qu’accessible aux débutants, a néanmoins quelques inconvénients, dont le manque de contact visuel avec l’état de la voile.

Décollage face à la voile

S’il dispose d’un peu plus d’expérience, le pilote peut privilégier le décollage d’un parapente face à la voile. Cette technique, qui permet également de gagner du temps, se pratique quand le vent souffle à un minimum de 10 km/h.

Cette manipulation demande une inversion des repères, car le frein gauche aura un impact sur la partie de l’aile droite, et inversement. Cela est dû au fait que le pilote fait passer un fuseau d’élévateurs au-dessus de sa tête en se tournant face à la voile.

Côté processus, il s’agit du même que lors du gonflage dos à la voile, à la différence qu’il n’y a plus besoin de phase de temporisation.

À savoir : une fois la voile à la verticale, le pilote décide de son décollage. Il n’aura alors plus qu’à se retourner et à courir, tout comme lors du gonflage dos à la voile, pour que l’aile le porte et le fasse décoller.

Décollage tracté en plaine

La technique du décollage tracté est employée principalement en plaine car l’absence de pente suffisante ne permet pas de faire décoller un parapentiste et sa voile.

Un engin à moteur, thermique ou électrique, fournit l’énergie nécessaire à un treuil (fixe) ou encore à un dévidoir placé sur un véhicule (mobile). Le parapente décolle alors à l’aide d’une drisse tel un cerf-volant.

Lorsque le câble du treuil s’enroule, ou que le véhicule tracteur avance, le pilote et sa voile, placés face au vent, décollent. À la bonne hauteur, et avant d’être à l’aplomb pour un décollage au treuil, le parapente est largué et suit son vol paisiblement.

Les questions les plus fréquentes

Quelle est la vraie différence entre un parapente et un parachute ?

Bien que les deux voiles se ressemblent, leur conception et leur utilisation sont opposées. Le parachute sert à freiner une chute libre verticale après avoir sauté d’un aéronef (avion, hélicoptère).

Le parapente, à l’inverse, est conçu comme un planeur ultra-léger : il décolle du sol en marchant sur une pente, ne nécessite aucune chute dans le vide, et permet de planer horizontalement et de monter grâce aux courants aériens.

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