Voler pour la première fois en avion léger : ce que ça fait vraiment

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Patrice

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Voler pour la première fois en avion léger : ce que ça fait vraiment
  • Un avion de tourisme léger pèse généralement entre 700 et 1 200 kg, avec un moteur de 100 à 180 chevaux. Ces chiffres semblent modestes comparés aux avions commerciaux, mais du fait de sa taille plus petite, les sensations ressenties ne sont clairement pas les mêmes.
  • La première sensation qui surprend presque tous les passagers d’un baptême en avion léger est la vibration. Elle est présente dès la mise en route du moteur, constante en vol, et parcourt le fuselage, les ailes, les sièges et le plancher.
  • Le sol vu depuis un avion léger à 1 000 mètres d’altitude ressemble à une maquette. On voit littéralement le monde d’en haut.

Le premier vol en avion léger ne ressemble pas un vol commercial dans un A320 où l’on est passager assis dans une cabine pressurisée. C’est dans un Cessna 172 ou encore un Robin DR400 de quatre places que vous vous tenez, qui est équipé d’un moteur à pistons et qui tourne à quelques dizaines de centimètres de votre tête, et vient vous offrir une vue depuis le ciel sous un angle vous n’avez peut-être encore jamais connu.

Ce guide vous décrit les sensations réelles du premier vol en avion léger.

À savoir : pour le guide général des activités aériennes, consultez notre guide complet avion, ULM, planeur et simulateur.

Les sensations avant le décollage

La mise en route du moteur

La mise en route d’un Cessna 172 (l’avion le plus courant pour les baptêmes en France) commence par un protocole précis que le pilote suit : vérifications des instruments, pompe à carburant, mélange, starter. Puis le moteur démarre avec un son qui n’a rien à voir avec le murmure d’un réacteur d’avion commercial : c’est le bruit d’un moteur à pistons, grave et régulier, qui se stabilise en quelques secondes.

Ce que ça change : les vibrations se font ressentir immédiatement. Sachez que ce n’est pas désagréable, bien au contraire, c’est ce qui fait le charme d’un vol en avion léger.

Le roulage sur la piste

Avant le décollage, l’avion roule sur les voies de circulation (les « taxiways ») jusqu’au bout de la piste. L’avion avance d’une manière différente que sur une voiture : la direction au sol est assurée par les pédales du gouvernail de direction et par les freins différentiels des roues, pas par un volant. L’avion tangue légèrement sur les irrégularités de la surface, la queue se lève et s’abaisse selon le sol.

Le point d’arrêt : l’avion s’arrête en bout de piste pour les vérifications finales (moteur à plein régime, contrôle des commandes). C’est à ce moment que le moteur monte en puissance et que les vibrations s’intensifient.

Le décollage : les 30 premières secondes

L’accélération sur la piste

Le pilote aligne l’avion sur la piste et ouvre les gaz progressivement. L’accélération est perceptible mais sans réelle surprise : cela reste comparable à l’accélération d’une voiture sur autoroute.

La rotation et le lâcher de sol

La rotation est le moment où le pilote tire légèrement sur le manche pour faire cabrer le nez de l’avion. En quelques secondes, les roues quittent le sol. Cette transition est beaucoup plus douce que ce que la plupart des néophytes imaginent.

Ce que ça fait : la vibration du sol disparaît. L’avion en vol est plus silencieux et plus stable que l’avion au sol. On entend maintenant principalement le moteur et le bruit du vent, qui s’ajoute selon l’insonorisation de la cabine : dans certains avions légers, ce sifflement est caractéristique.

La montée initiale

Le sol devient une maquette et surtout la perception de la vitesse s’effondre, ce qui peut porter à confusion : à 1 000 mètres, un avion qui vole à 180 km/h semble presque immobile par rapport à un point fixe au sol. C’est l’un des phénomènes psychologiques les plus surprenants du vol : l’altitude efface la perception de la vitesse.

En croisière : l’expérience de la lenteur

La lenteur apparente

Depuis un cockpit à 1 000 ou 1 500 mètres d’altitude, le sol semble défiler très lentement. Les villes, les forêts, les fleuves : tout avance au ralenti.

À savoir : cette lenteur apparente est radicalement différente de l’impression que l’on a depuis un avion commercial, où l’altitude plus grande (10 000 mètres) et la vitesse supérieure (850 km/h) rendent le défilement du sol presque imperceptible.

La lecture du paysage

Un pilote en vol de croisière ne regarde pas simplement un paysage : il l’observe et le lit constamment. Il identifie les points de repère, les zones d’atterrissage d’urgence possibles, les changements de météo à l’horizon… Cette lecture active du paysage est ce qui distingue le pilote du passager.

L’atterrissage : la séquence la plus technique

L’approche

Le pilote commence l’approche, en vent arrière puis en finale. En effet, l’avion ralentit, les volets se déploient (on entend et on ressent le changement aérodynamique), la descente s’engage et enfin la piste apparaît dans l’axe.

Ce qui surprend : l’avion semble descendre très vite vers le sol dans les 500 derniers mètres d’approche. La descente paraît rapide depuis le cockpit, mais est parfaitement normal pour ce type d’appareil.

Le contact des roues au sol

Le contact au sol est différent selon les conditions de vent et la technique du pilote. En effet, un bon atterrissage se fait avec un minimum de bruit et de rebonds. Il commence dès que les roues touchent le sol et que la décélération commence.

Les questions les plus fréquentes

A-t-on le mal de l’air en avion léger ?

C’est plus probable qu’en avion commercial pour plusieurs raisons : l’avion léger est plus sensible aux turbulences, l’altitude est plus faible (moins de « coussin d’air »), et la cabine n’est pas pressurisée (moindre confort à haute altitude).

Peut-on prendre des photos pendant un baptême en avion léger ?

Oui, avec votre téléphone ou un appareil photo. Les vitres des avions légers sont généralement transparentes et peuvent être ouvertes ou sont suffisamment claires prendre des photos. Toutefois, évitez absolument de sortir l’objectif par une fenêtre ouverte (risque de perte ou de dommage).

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