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Comment dirige-t-on une montgolfière ?

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Mehdi

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Comment dirige-t-on une montgolfière ?
  • La montgolfière se dirige en jouant avec les courants d’air, non en se pilotant directement comme un avion.
  • Les vents changent de direction selon l’altitude, permettant au pilote de choisir la trajectoire en variant sa hauteur.
  • La montgolfière n’a ni volant ni gouvernail, le pilote anticipe et corrige son itinéraire par la maîtrise de l’altitude.

C’est une question que tout le monde se pose la première fois qu’il voit un ballon s’élever dans le ciel. Comment fait-on pour le diriger ?

En réalité, on ne pilote pas une montgolfière comme un avion, mais on la guide grâce au vent et à la maîtrise de l’altitude.

L’aérostier ne choisit pas directement sa trajectoire, il la compose en jouant avec les courants d’air qui changent de direction selon la hauteur.

Le vent comme moteur invisible

Avant d’aller plus loin, il faut comprendre comment vole une montgolfière. Elle flotte dans l’air comme un bateau flotte sur l’eau. Sa vitesse et sa direction dépendent du vent ambiant. Si le vent souffle vers l’est, le ballon se déplacera vers l’est.

Ce principe paraît simple, mais la réalité du pilotage est bien plus technique. En effet, l’air n’est pas homogène. Il est organisé en couches, chacune ayant ses propres caractéristiques. Par exemple, à 100 mètres du sol, le vent peut aller vers le sud-ouest, tandis qu’à 400 mètres, il peut tout à fait tourner plein est.

C’est là que commence l’art du pilotage. La direction horizontale s’obtient en travaillant la verticale. En changeant d’altitude, on « change de vent », un peu comme un navigateur qui ajuste ses voiles pour capter le bon courant.

Le rôle du brûleur et de la température

Le brûleur est l’instrument maître du pilote. Placé juste au-dessus de la nacelle, il chauffe l’air contenu dans l’enveloppe. Or, plus l’air est chaud, plus il devient léger et donc plus le ballon monte. À l’inverse, lorsque le pilote cesse de chauffer, l’air se refroidit, devient plus dense et la montgolfière descend doucement.

Ce jeu permanent entre air chaud et air froid est le secret :

  • En montant, le ballon entre dans une couche d’air où la direction du vent peut être différente.
  • En descendant, il retrouve un autre courant.

Une courte impulsion du brûleur élève la montgolfière de quelques mètres. Une chauffe plus longue peut la faire grimper de plusieurs dizaines de mètres en quelques secondes. Et parce que la masse d’air chaud garde un peu d’inertie, le pilote doit anticiper.

Brûleur de montgolfière
Le brûleur est un élément essentiel de la montgolfière. ©Boris Ulzibat – Pexels

Le jeu des altitudes

Diriger une montgolfière, c’est donc savoir choisir son altitude au bon moment. Les pilotes parlent souvent du « tricotage » des vents. Monter légèrement pour capter un courant qui pousse au sud, descendre pour retrouver un vent d’est et se stabiliser entre deux couches pour maintenir une ligne.

Cette technique demande de la lecture et de l’analyse. On observe d’abord les fumées, les brumes, les nuages légers, puis on se fie aux instruments, aux réactions du ballon, à la vitesse du sol qui défile sous la nacelle.

À savoir : parfois, il suffit de monter de 50 mètres pour que la montgolfière change complètement de direction.

L’absence de gouvernail, une liberté sous contrôle

Une montgolfière n’a ni volant ni gouvernail. Pourtant, on ne peut pas dire que le vol soit livré au hasard. Le pilote connaît la météo du jour, la vitesse et la rotation des vents à plusieurs niveaux.

Il sait qu’en matinée, le vent est plus stable et que les thermiques de l’après-midi créent des turbulences ou des variations soudaines. Il choisit son heure de vol en fonction de ces conditions, souvent au lever du soleil ou au coucher.

La direction globale dépend donc de la préparation. En choisissant un site de départ et un moment précis, le pilote sait déjà quelle région il atteindra à peu près.

À savoir : pendant le vol, le pilote ne peut pas changer brutalement de cap, mais il peut corriger finement son itinéraire en jouant avec la hauteur.

Le contrôle en altitude

Garder la bonne altitude, c’est maintenir la température interne de l’enveloppe à un équilibre délicat. Si l’air intérieur se refroidit trop vite, le ballon perd sa portance, s’il est trop chauffé, il grimpe au-delà de la couche visée. Le pilote utilise alors de petites impulsions régulières du brûleur pour stabiliser le vol.

À bord, les instruments sont simples :

  • un altimètre pour connaître la hauteur
  • un variomètre pour mesurer la vitesse de montée ou de descente
  • un thermomètre pour surveiller la température de l’air dans l’enveloppe

À savoir : tout le reste repose sur l’observation de la position du soleil, des repères au sol et de la direction des ombres.

Les questions les plus fréquentes

Quelle est l’importance des thermiques pour le vol en montgolfière et comment le pilote les gère-t-il ?

Les thermiques sont des colonnes d’air chaud ascendantes générées par le réchauffement solaire du sol. En vol en montgolfière, ces thermiques provoquent des turbulences et des variations subites de hauteur, parfois difficiles à anticiper.

Comment les variations de température extérieure affectent-elles le pilotage d’une montgolfière ?

La température extérieure influe directement sur la densité de l’air et la portance du ballon. Par temps froid, l’air est plus dense, ce qui facilite la montée et la stabilité de la montgolfière.
À l’inverse, par temps très chaud, la faible différence de température entre l’air dans l’enveloppe et l’air extérieur rend le pilotage plus délicat, car il faut chauffer davantage pour obtenir la sustentation nécessaire.

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