-

Le métier d’aérostier, le pilote de montgolfière

8 min de lecture
Mehdi

Résumer cet article avec :

Le métier d’aérostier, le pilote de montgolfière
  • La licence de pilote de ballon libre (BPL) est délivrée par la DGAC et reconnue en Europe, attestant la compétence du pilote.
  • Les pilotes de montgolfière gagnent en moyenne entre 3 200 et 5 000 € brut mensuels, avec plus de revenus possibles dans certaines zones touristiques.
  • Le métier requiert rigueur, observation, autonomie, condition physique et sens du contact humain pour offrir une expérience de vol unique aux passagers.

Flotter dans le silence au lever du jour, effleurer la cime des arbres, suivre le vent sans contrainte ni moteur… Le pilote de montgolfière, aussi appelé aérostier ou aéronaute, vit cette magie au quotidien. À mi-chemin entre l’art et la science, ce professionnel combine connaissances technique, sens de l’observation et passion du vol.

Un métier entre ciel et terre

Le pilote de montgolfière est le commandant de bord de son ballon. À la différence d’un pilote d’avion, il n’a ni moteur ni gouvernail. Il navigue avec le vent. Son rôle consiste à analyser les conditions météorologiques, à préparer le matériel, à contrôler la montée et la descente du ballon et à assurer la sécurité de ses passagers du décollage jusqu’à l’atterrissage.

Il ne dirige pas sa montgolfière dans une direction choisie, mais utilise les différentes couches de vent pour influencer sa trajectoire. C’est une forme de navigation subtile, presque artistique, qui demande intuition, observation et expérience.

À savoir : chaque vol dépend du temps, du relief, de la température de l’air et du vent. Le pilote doit s’adapter à son environnement et garder un œil attentif sur la flamme, la pression du gaz, la stabilité du ballon et la position du panier.

Une formation complète et encadrée par la DGAC

Pour devenir pilote de montgolfière, il faut suivre une formation agréée et obtenir une licence de pilote de ballon libre (BPL – Balloon Pilot Licence) délivrée sous la supervision de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).

Cette licence, reconnue au niveau européen, atteste que le pilote maîtrise toutes les compétences nécessaires à la conduite d’un ballon à air chaud.

La formation théorique

La première étape est l’apprentissage des bases aéronautiques. Les cours sont généralement dispensés dans un organisme agréé (la Fédération Française d’Aérostation). On y étudie la météorologie, la réglementation aérienne, la mécanique du vol, la navigation, la sécurité, la structure du ballon et le fonctionnement des brûleurs et du système à gaz.

Cette partie se conclut par un examen théorique de la DGAC, avec des questions portant sur la connaissance de l’air, la lecture des cartes, la préparation du vol ou encore la compréhension des phénomènes météorologiques.

La formation pratique

Vient ensuite la formation pratique, cœur du métier. Sous la supervision d’un instructeur expérimenté, l’élève apprend à préparer le ballon, à gérer le brûleur, à monter, descendre et stabiliser la montgolfière, puis à effectuer des atterrissages en douceur.

Au minimum, la réglementation impose 16 heures de vol, comprenant 12 heures en double commande avec instructeur ainsi que 20 décollages et atterrissages en solo supervisés. Mais en pratique, la plupart des candidats volent davantage pour acquérir l’aisance et la confiance nécessaires.

À savoir : la durée totale de la formation dépend de la météo et de la disponibilité des instructeurs. Il faut souvent 6 à 12 mois pour devenir pleinement opérationnel et obtenir son brevet.

Qualités, compétences et vie professionnelle

Brûleur de montgolfière
Être aérostier, c’est aussi vivre sa passion de la montgolfière. ©Boris Ulzibat – Pexels

Être pilote de montgolfière demande bien plus que de savoir voler. C’est un métier qui exige de la rigueur, un sens aigu de l’observation et une grande autonomie. Le pilote doit savoir :

  • Analyser les prévisions météo.
  • Anticiper les variations de vent.
  • Assurer la sécurité de ses passagers.
  • Communiquer avec son équipe au sol.
  • Entretenir son ballon et son matériel.

Il faut également une bonne condition physique (le ballon pèse lourd au sol) et un réel goût du contact humain. Car un vol est avant tout une expérience à partager. Le pilote est à la fois technicien, guide et conteur.

La passion du ciel est ce qui motive la plupart des aérostiers. Beaucoup d’entre eux ont commencé par un baptême de l’air, avant de vouloir apprendre à piloter une montgolfière eux-mêmes.

Salaire et perspectives d’un aérostier

En France, il existe principalement des pilotes saisonniers, actifs de mai à octobre, et des pilotes à plein temps employés par des sociétés d’aérostation ou d’événementiel aérien.

Un pilote de montgolfière professionnel gagne en moyenne 3 200 à 5 000 € brut par mois pour un pilote en CDI (temps plein) avec un salaire median d’environ 4 100 € brut mensuel*.

Pour les pilotes en CDD, souvent embauché le temps d’une saison, le salaire peut grimper jusqu’à 6 200 € brut mensuel, hors prime de vol et avantages en nature (logement, repas…etc).

Les pilotes indépendants ou les instructeurs expérimentés peuvent atteindre davantage, surtout s’ils opèrent dans des zones très touristiques et demandées comme la Loire, la Bourgogne ou la Provence.

* Sources : moyenne depuis 12 mois des offres d’emploi dédiées (Indeed, Crush Carrière, Glassdoor, Hellowork, France Travail).

À savoir : de nombreux débouchés existent. Le tourisme en montgolfière connaît une croissance continue et les licences BPL restent rares, donc recherchées.

Pour aller plus loin

Pour les futurs aérostiers qui aimeraient rejoindre la flotte de montgolfières de Sport Découverte, voici quelques liens à visiter pour vous aider dans votre souhait de devenir pilote :

Les questions les plus fréquentes

Comment le pilote de montgolfière communique-t-il avec son équipe au sol ?

Le pilote utilise principalement des radios portatives pour rester en contact avec l’équipe au sol, appelée l’équipage de suivi.
Cette communication permet de coordonner le lieu d’atterrissage, de sécuriser le périmètre au sol et de faciliter le transport du matériel et des passagers après l’atterrissage.

Quels matériaux constituent une montgolfière et comment sont-ils entretenus ?

Une montgolfière est principalement composée d’une enveloppe en nylon ou polyester enduit de silicone pour résister à la chaleur et aux UV, d’un panier en osier renforcé pour sa légèreté et sa solidité, et de brûleurs alimentés au propane.
L’entretien inclut la vérification de l’intégrité de la toile, la maintenance périodique des brûleurs, et la réparation des éléments d’usure pour garantir la sécurité et la performance du ballon.

Un catalogue de 6000 offres d’activités

15 ans d'expérience à votre service avec un objectif : sélectionner le meilleur !

découvrir

Des spécialistes à votre écoute du lundi au vendredi 9h30 - 12h30 / 14h00 - 18h00