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Comment atterrit un planeur ?

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Patrice

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Comment atterrit un planeur ?
  • C’est grâce aux aérofreins situés sur ses ailes qu’un planeur peut ralentir sa vitesse et par conséquent se poser.
  • L’atterrissage d’un planeur nécessite plusieurs étapes à respecter afin que ce dernier se passe le mieux possible.
  • Bien souvent, l’atterrissage d’un planeur se fait sur 500 mètres et dure généralement 30 secondes.

Un vol en planeur est une expérience unique, en communion avec la nature et les éléments. Le planeur est un aéronef dont le fonctionnement intrigue et fascine. Sans moteur, comment atterrit un planeur ? On vous explique tout.

Comment faire pour atterrir sans moteur (à la différence d’un avion) ?

Un planeur est doté de commandes rudimentaires, et notamment d’aérofreins sur ses ailes qui permettent au pilote de dégrader son vol plané et ralentir sa vitesse.

En vol de performance, mais pas lors d’un baptême, le pilote est parfois obligé de se poser ailleurs que sur son aérodrome d’envol. Il alors peut se retrouver contraint d’atterrir en rase campagne (heureusement, le planeur est démontable pour un retour par la route).

Dans ce cas, le rôle du pilote est de maintenir le vol plané le plus longtemps possible pour se poser dans une zone découverte ou un champ. Dans le jargon des vélivoles, on dit que le pilote va « se vacher ».

À savoir : sans moteur, l’atterrissage est une phase bien plus technique que le décollage. Le pilote doit ajuster précisément son point de contact avec le sol dans le but d’atterrir en douceur, sachant que la vitesse à laquelle atterrit un planeur est d’environ 90 km/h.

Comment atterrit un planeur étape par étape ?

Lorsqu’un planeur atterrit, il utilise une technique d’atterrissage bien précise. Celle-ci traverse plusieurs phases :

  • La prise de terrain ou « phase d’approche » avec son point d’aboutissement en ligne de mire ;
  • L’étape de base pour l’approche ;
  • L’arrondi ;
  • L’approche finale ;
  • La décélération par effet des aérofreins ;
  • Le toucher du sol ;
  • Le roulage ;
  • L’arrêt.

Voici le détail pour chaque étape :

L’objectif de la prise de terrain est de gérer la meilleure approche possible, souvent à environ 250 m d’altitude, et de se préparer à l’atterrissage, si besoin en sortant le train.

À l’issue de cette première étape, le pilote effectue un virage qui positionne le planeur dans une trajectoire perpendiculaire à la piste d’atterrissage. Il amorce alors l’étape de base au cours de laquelle il incline légèrement le planeur.

L’arrondi lui permet de se positionner dans l’axe exact de la piste d’atterrissage.

L’approche finale est cruciale, puisqu’elle permet un atterrissage en douceur. Elle dure environ 30 secondes pour un parcours d’au moins 500 m. Le pilote doit imaginer et viser un point fixe sur la piste d’atterrissage et amorcer une descente.

Lors de la phase de décélération, le pilote peut positionner le planeur à une faible hauteur, 50 cm environ.

Il suffit ensuite d’attendre le contact du sol avec la roue : c’est la phase de toucher au cours de laquelle le planeur atterrit.

Une fois posé et pendant quelques secondes, l’aéronef ralentit, quasiment sans secousse, puis il s’arrête.

Les questions les plus fréquentes

Fait-il froid à l’intérieur du cockpit d’un planeur ?

En basse altitude et sous un grand soleil, la grande verrière en Plexiglas crée un « effet de serre » qui réchauffe très rapidement l’habitacle, rendant le vol très confortable.

Cependant, si le planeur monte à haute altitude (souvent au-delà de 2 000 mètres), la température extérieure chute drastiquement. Il est donc toujours conseillé de prévoir des vêtements chauds en couches superposées.

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