Circuit Carole
À une vingtaine de kilomètres au nord-est de Paris, coincé entre la ville et les pistes de Roissy, le circuit Carole est la piste sur laquelle les motards franciliens apprennent à rouler vite. Confié à la fédération de motocyclisme, ce tracé court et étroit de Seine-Saint-Denis se réserve à la journée entière, au guidon d'une sportive fournie ou de votre propre machine, encadré par des moniteurs qui corrigent entre chaque série de tours. Ici, tout se joue au guidon, du premier roulage sur piste à la recherche du dixième de seconde, débutant ou pilote confirmé.
Plus d'infos sur le Circuit Carole
Un circuit provisoire. C'est ce qu'on avait promis aux motards franciliens en 1979, le temps de trouver mieux. Quarante-cinq ans plus tard, le mieux n'est jamais venu, et la piste tourne toujours entre les pistes de Roissy et les pavillons de la Seine-Saint-Denis.
Ce provisoire qui dure explique presque tout de l'endroit. Réserver un stage de pilotage sur le circuit Carole, c'est rouler sur le tracé d'Île-de-France confié à la fédération de motocyclisme, un équipement obtenu de haute lutte par ceux qui s'en servent.
Pourquoi ce circuit est ce qu'il est
Chaque trait de l'endroit découle du précédent.
❱ Le lieu est né d'un drame et d'une mobilisation, pas d'un projet sportif. D'où son nom, et d'où sa vocation première : offrir aux motards un endroit légal pour rouler vite.
❱ De cette vocation découle sa gestion, fédérale depuis 2012. Un circuit tenu par la fédération n'a pas les mêmes priorités qu'un autre circuit, et cela se voit sur les tarifs comme sur l'ouverture du lieu.
❱ De cette gestion découle enfin le plateau : trois journées entières au guidon, dont deux avec votre propre machine. Pas de format d'une demi-heure, pas de baptême, pas d'auto.
Une piste de ville, et ce qu'il y a autour
Le tracé tient sur dix-huit hectares coincés entre la ville et l'Aéroport de Paris-Charles de Gaulle. C'est sa singularité : un circuit de vitesse à l'intérieur de la petite couronne parisienne, là où tous les autres ont été repoussés parfois jusqu'à cent kilomètres.
- Longueur : 2 055 mètres de bitume, un développement compact où l'on repasse souvent au même endroit.
- Largeur : 9 mètres, une piste étroite qui impose de la précision plutôt que de l'audace.
- Profil : une succession de virages serrés, une courbe parabolique et une grande ligne droite pour relancer.
- Accès : à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Paris, sur la commune de Tremblay-en-France, à deux pas de l'aéroport.
- Usages : la moto d'abord, le karting sur certaines dates. Ces créneaux karting relèvent du circuit et ne se réservent pas ici.
Autour, la Plaine de France se visite mieux qu'on ne le croit. Le musée de l'Air et de l'Espace du Bourget prolonge la journée dans le même registre mécanique. La basilique de Saint-Denis abrite la nécropole des rois de France, le parc forestier de la Poudrerie offre de quoi souffler, et Senlis et la forêt d'Ermenonville sont à une demi-heure vers le nord.
Un circuit que les motards ont arraché
À la fin des années 1970, faute de piste, les motards d'Île-de-France se retrouvaient la nuit sur les parkings des halles de Rungis pour des courses sauvages. Les accidents y étaient fréquents et parfois mortels.
En septembre 1977, une passagère de dix-huit ans y perd la vie en rejoignant l'un de ces rassemblements. Sa mort déclenche une mobilisation motarde sans précédent, qui obtient de l'État l'accord pour une piste sécurisée en région parisienne. La commune cède un terrain, alors quasi désert, et le circuit est inauguré le 1er décembre 1979. Il porte depuis son prénom.
Le reste tient dans cette origine. Conçu comme un équipement à vocation sociale, le circuit est resté ouvert au plus grand nombre, avec des journées d'accès libre à son calendrier. Confié à la Fédération française de motocyclisme au 1er janvier 2012, il accueille depuis les coupes de France Promosport, des manches de championnat de vitesse et du supermotard.
Il n'y a jamais eu de Grand Prix ici, et il n'y en aura pas : le tracé est trop court et trop étroit pour cela. Ce que le lieu a construit à la place, c'est une génération entière de pistards franciliens qui y ont fait leurs premiers tours.
Les machines, et ce qu'elles changent aux conditions d'accès
Le plateau se lit par paliers de cylindrée, et chaque palier engage un peu plus le pilote.
➤ Sur la formule où la moto est fournie, on part d'une petite sportive bicylindre, la Yamaha R3, pour monter vers les Suzuki GSX-R 600 et 750, puis vers la Yamaha R1, une litre pur-sang. Une Kawasaki complète la flotte. La progression est pensée pour qu'on choisisse la machine selon son expérience, pas selon son envie.
Les deux autres formules se roulent avec votre propre moto.
➤ Le coaching ajoute une étape que personne n'annonce : avant le premier tour, le moniteur passe sur les réglages de votre machine, freinage, suspension et fourche, pour l'adapter à la piste.
➤ La journée de roulage, elle, laisse davantage d'autonomie entre les sessions.
Ce que la machine impose
- Âge : dix-huit ans sur les trois formules, sans exception.
- Permis : les régimes diffèrent d'une formule à l'autre sur ce circuit. Vérifiez-le sur la formule choisie plutôt que de vous fier à une règle générale.
- Caution : aucune sur votre propre moto. Sur la flotte du partenaire, elle existe et grimpe avec la cylindrée, du petit bicylindre à la litre.
- Équipement : casque homologué, gants, combinaison en cuir et bottes. Les bottines sont refusées à l'entrée de la piste, c'est la première cause de journée gâchée. Tout se loue sur place sauf le casque, jusqu'au gilet airbag.
- Gabarit et santé : un poids maximal s'applique, et les formules avec votre machine ne sont ouvertes ni aux femmes enceintes ni aux personnes à mobilité réduite.
- Accompagnants : acceptés en bord de piste, sans supplément.
👉 Les conditions d'accès et les prérequis figurent dans les « Infos utiles » de chaque fiche. L'adresse exacte, elle, se lit ci-dessous, mais également en bas de la fiche d'activité, et vous est redonnée sur le bon d'échange qui accompagne la confirmation de votre rendez-vous.
➜ Pour préparer votre sac, notre guide de l'équipement moto détaille chaque pièce.
Une journée entière, et l'idée de l'offrir
Ici, on ne vient pas pour vingt minutes. Les trois formules occupent la journée, de l'accueil du matin à la dernière session de l'après-midi, avec une longue coupure au milieu et cinq à six séries de vingt minutes en piste.
Le déroulé se joue d'abord à l'arrêt.
- Briefing sécurité et lecture du tracé, puis passage sur la machine : réglages, vérification, mise en configuration piste.
- On part ensuite par séries, et c'est entre elles que tout se dit. Sur un deux-roues, le moniteur ne monte pas derrière vous comme un instructeur le ferait en voiture : il observe depuis la piste et corrige au retour aux stands, série après série.
➤ Le choix de la formule est le vrai arbitrage. Sans machine, la journée sur moto fournie reste la seule porte d'entrée. Avec votre moto, le choix entre machine personnelle et machine fournie se pose autrement, et l'écart se fait entre le coaching, encadré de bout en bout, et le roulage, plus libre.
Offrir sans obliger à s'équiper
C'est l'obstacle habituel du cadeau moto : le bénéficiaire n'a pas forcément de combinaison en cuir, et n'a aucune envie d'en acheter une pour une journée. La location sur place lève la question, et il peut n'arriver qu'avec son casque.
L'acheteur choisit la formule à la commande. Le bénéficiaire n'a plus qu'à fixer sa date, dans les douze mois qui suivent.
➤ Si les dates ne conviennent pas, deux autres tracés franciliens ouvrent leur piste aux motos, le circuit de La Ferté Gaucher en Seine-et-Marne et l'autodrome de Linas-Montlhéry dans l'Essonne.
➤ L'ensemble de l'offre régionale figure sur nos stages de pilotage moto en Île-de-France, et le reste de la discipline sur notre page dédiée au pilotage moto.

Adresse du circuit : RD40, 93290 Tremblay-en-France






